15 mineurs interceptés à la frontière de Sambailo et ramenés chez leurs parents

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Quinze (15)  enfants, « victimes de traite et en partance pour le Sénégal dans le but d’apprendre le Saint Coran », ont été récemment interceptés par le Commissariat Central de Police, à la frontière de Boundou-fourdou, dans la commune rurale de Sambaïlo, préfecture de Koundara.

Ces 15 mineurs  étaient partis des collectivités de Tanènè, Correrah et Sangarédi, dans la préfecture de Boké. Ils sont  âgés entre 7 et 16 ans, a-t-on indiqué.

De Koundara, ils ont été tous ramenés et remis à leurs parents par l’entremise du Secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Boké, Sékouba Traoré, ce samedi, 4 mai 2024.

C’était en présence du Chef de Cabinet du Gouvernorat de Boké, M. Alsény Barry, de l’inspection régionale de la Promotion Féminine, de l’Enfance et des Personnes vulnérables (IRPFE-PV), du Commissaire central de la police, Moussa Camara, de l’Office de protection du genre, de l’enfant et des mœurs (OPROGEM).

Le nouveau président de la délégation spéciale de la commune urbaine de Boké,  Aboubacar N’Diaye, rassure que la question de la petite enfance sera inscrite parmi les priorités de la mairie.

Pour ce faire, il promet d’impliquer les religieux et les présidents de conseil des quartiers et districts.

Aux dires des responsables de la Promotion Féminine, << Ces enfants qui vont au Sénégal sous prétexte d’apprendre le Saint Coran dans les foyers coraniques, sont toujours livrés à la mendicité, une fois arrivés à destination ».

De son côté, le Secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Boké, Sékouba Traoré salue la vigilance et le patriotisme des agents des services de sécurité et les structures de protection de l’enfant pour cette action salvatrice.

Ces enfants qui font partie des bras valides et l’avenir de la Guinée tout entière, a indiqué M. Traoré, méritent l’attention particulière pour qu’ils soient utiles à la Guinée.

Les parents s’engagent désormais, à assumer leur responsabilité dans l’encadrement et l’éducation de leurs enfants.

A noter qu’en 2021, une vingtaine d’enfants partis de Wendembour (Gaoual) ont été également interceptés à Koundara et retournés dans leurs villages d’origine  pendant l’épidémie du Covid-19.