Les chefs d’États de la CEDEAO se réussissent le 4 juin prochain pour un sommet. Un sommet au cours duquel, les transitions en Guinée, au Mali et Burkina Faso seront examinées. Pour ce qui concerne la Guinée, la CEDEAO va probablement s’exprimer sur les 3 ans décidés comme durée de la transition. Un chrogramme qui pourrait être rejeté par l’organisation sous-régionale. A quelques jours de ce sommet, Bah Oury, président de l’UDRG envoie un message aux chefs d’États.
” Il est important que la CEDEAO comprenne qu’un régime de transition n’est pas simplement un régime où on passe le relai d’un ancien gouvernement à un autre gouvernement par le biais des élections. Y’a des paramètres fondamentaux qui doivent être pris en compte. La Guinée a besoin beaucoup plus ce que les anglais appellent le ” state bulding” c’est à dire la construction de l’Etat. Nous avons connu des déficiences et des défaillances graves du fait de la volonté des anciens gouvernements de ne pas travailler dans cette évolution. c’est la raison pour laquelle pour avancer, pour consolider les dynamiques de paix et de stabilité il faut nécessairement proceder à ce qui est fondamental, le resencement général de la population qui permet par ce biais là de savoir combien de guinéens sommes nous. Dans la même logique de permettre à tous les citoyens guinéens d’avoir leurs cartes d’identités digitalisées et j’espère bien de manière gratuite. Et de l’autre côté le fichier d’état civile sera en conséquence restauré et en même temps le fichier électoral qui s’en déduira sera plus fiable et efficace. Il faut que la CEDEAO comprenne que les 24 mois sont nécessaires pour procéder au recensement général et à l’édification du fichier. Les élections de la base, referendum, élections régionales, législatives et présidentielle nécessiteront également 12 mois.” a-t-il dit au micro de Refletguinee

