La ministre de l’Environnement et du Développement durable, Djami Diallo, a réaffirmé la détermination du gouvernement à faire respecter le décret interdisant les objets plastiques à usage unique à compter du 20 septembre 2026. Elle assure toutefois que cette réforme se fera dans une logique d’accompagnement des acteurs économiques et de sensibilisation des populations.
Selon elle, l’État travaille avec le secteur privé pour promouvoir des alternatives durables. « Nous avons privilégié une approche d’accompagnement avec le secteur privé afin de promouvoir les alternatives durables », a-t-elle déclaré, évoquant notamment des incitations fiscales en faveur des emballages biodégradables.
Le gouvernement prévoit également l’installation de points d’eau et de fontaines dans les écoles et d’autres lieux publics afin de réduire l’utilisation des sachets plastiques. Pour la ministre, cette réforme doit aussi permettre de favoriser « l’émergence de nouvelles filières industrielles créatrices d’emplois verts ».
Sur le volet répressif, Djami Diallo a annoncé le renforcement des contrôles menés conjointement par les ministères concernés et les forces de sécurité. Une vingtaine d’entreprises ont déjà été inspectées et d’importantes quantités de sachets plastiques saisies. Les contrôles, précise-t-elle, « vont s’intensifier à partir de septembre 2026 ».
La ministre s’est également félicitée de la baisse des importations de matières premières destinées à la fabrication des sachets plastiques, conséquence de la suspension des autorisations d’importation et des saisies effectuées au port de Conakry ainsi qu’aux frontières.
Tout en insistant sur la nécessité d’obtenir l’adhésion des citoyens, elle a rappelé que « notre priorité demeure la sensibilisation et l’adhésion des populations ». Répondant aux inquiétudes sur l’impact économique de cette transition, elle estime que « le vrai coût, c’est celui de l’inaction » face aux conséquences de la pollution plastique.
Enfin, Djami Diallo a invité les Guinéens à adopter des alternatives aux sachets plastiques, affirmant que chaque geste en faveur de l’environnement contribue à préserver la santé des populations et l’avenir des générations futures.
Mamoudou Sow

