Le nouveau Bureau national du Syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG) a été officiellement installé ce samedi 8 août 2026. À cette occasion, son secrétaire général, Sékou Jamal Pendessa, a décliné les priorités de son nouveau mandat, placé sous le thème : « Renforcer l’élan collectif pour le renouveau de la presse guinéenne ».
Dans son discours, Sékou Jamal Pendessa a d’abord rendu hommage aux figures du mouvement syndical et de la presse disparues, tout en souhaitant un prompt rétablissement au Général Amadou DIALLO de la CNTG.
Pour le secrétaire général du SPPG, cette cérémonie marque le début d’une nouvelle étape fondée sur « le dialogue, la responsabilité, la solidarité et l’action ».
« Ce n’est pas un simple slogan. C’est une vision. C’est un appel. C’est une responsabilité partagée », a-t-il déclaré.
Liberté de la presse et médias fermés
Sékou Jamal Pendessa a réaffirmé l’engagement du SPPG en faveur d’une presse libre, professionnelle et économiquement viable. Il rappelle que la liberté de la presse dépasse les seuls intérêts des journalistes.
« La liberté de la presse n’est donc pas un privilège accordé aux journalistes. Elle constitue un droit fondamental des citoyens », a-t-il souligné.
Le syndicat entend également poursuivre son plaidoyer pour la réouverture des médias fermés, afin de permettre aux professionnels concernés de retrouver leur emploi.
Le secrétaire général a, par ailleurs, appelé à faire toute la lumière sur les disparitions de Habib Marouane CAMARA et Sansy KEITA, ainsi que sur celle du père du journaliste Mamoudou Babila KEITA.
Convention collective et protection sociale
Parmi les priorités du nouveau Bureau national figure l’adoption de la Convention collective de la presse.
S’adressant aux employeurs, Sékou Jamal Pendessa a assuré que le SPPG ne mène « aucune croisade contre les entreprises de presse ».
« Notre ambition est simple : créer un cadre équilibré où les droits des travailleurs sont protégés sans compromettre la pérennité économique des entreprises », a-t-il expliqué.
La protection sanitaire des journalistes et techniciens constitue également une urgence pour le syndicat. « Chaque professionnel mérite de recevoir des soins dans la dignité », a-t-il insisté, annonçant la poursuite du plaidoyer pour la mise en place d’un mécanisme national de couverture sanitaire.
« Nous ne promettons pas des miracles »
Formation continue, moralisation de la profession, utilisation responsable des réseaux sociaux, développement du journalisme d’investigation et renforcement des partenariats internationaux figurent également parmi les axes du nouveau mandat.
Conscient des attentes suscitées par sa réélection, Sékou Jamal Pendessa promet surtout de l’engagement.
« Nous ne promettons pas des miracles. Nous promettons du travail. Nous promettons de l’écoute. Nous promettons de la disponibilité », a-t-il déclaré.
Il a également appelé les professionnels des médias à privilégier l’unité.
« L’avenir de la presse guinéenne ne se construira ni dans les divisions, ni dans les querelles de personnes. Il se construira dans l’unité, le dialogue, la responsabilité et le respect mutuel », a-t-il martelé.
Aux autorités, le SPPG promet enfin de rester un « partenaire républicain, responsable et constructif », tout en maintenant sa vigilance sur la liberté de la presse et les droits des journalistes.
« C’est cet équilibre entre dialogue et vigilance qui guidera notre action durant les cinq prochaines années », a conclu Sékou Jamal Pendessa.
Bhoye Bah

