La stabilité du pays est une condition importante pour attirer et maintenir les investissements privés. C’est le message défendu ce mardi 6 octobre 2026 par Mohamed Kourouma, PDG de Hamana SA, lors d’une conférence de presse consacrée aux enjeux du développement économique et aux relations entre l’État et le secteur privé.
Selon Mohamed Kourouma, les investisseurs privés prennent des risques en engageant leurs propres ressources. Leur décision dépend donc notamment de la confiance qu’ils accordent à l’environnement économique et à la stabilité du pays.
« Les gens qui viennent avec des milliards, ce n’est pas l’État qui donne la garantie. Eux, ils viennent avec leur argent », a expliqué le PDG de Hamana SA.
Il estime que les tensions et les divisions peuvent influencer les choix des investisseurs, qui pourraient orienter leurs capitaux vers des pays offrant davantage de stabilité. Pour lui, le développement économique ne peut par ailleurs reposer uniquement sur l’action de l’État. Le secteur privé doit également jouer un rôle à travers l’investissement, la création d’entreprises et d’emplois.
Lancei Keita abonde dans le même sens. Pour lui, la confiance constitue une condition recherchée par les investisseurs avant d’engager leurs capitaux.
« Un investisseur qui veut dépenser plusieurs millions pour investir dans un pays a besoin de garanties qu’il pourra travailler dans un environnement stable », a-t-il déclaré.
Certains discours sur l’instabilité peuvent avoir des répercussions sur l’image globale du pays. « Lorsque les messages diffusés donnent l’image d’un pays instable, ce n’est pas forcément le président et le gouvernement qui vont en pâtir, c’est tout le pays », a-t-il soutenu.
Les responsables de Hamana SA appellent ainsi à privilégier un climat favorable aux investissements et à renforcer la confiance entre les différents acteurs économiques.

