Ce mardi 20 octobre 2026, les opérations de déguerpissement ont repris dans cette zone de Kidal, où les autorités entendent libérer les espaces occupés pour permettre la poursuite des travaux d’aménagement de la cité administrative.
Sur le terrain, le contraste est frappant. D’un côté, des immeubles de haut standing se dressent dans le paysage ; de l’autre, des baraques construites sur les espaces concernés par l’opération.

Selon les autorités communales, il s’agit de poursuivre une opération de libération des emprises déjà engagée sur le site.
Rencontré sur les lieux, le troisième vice-maire de la commune urbaine de Ratoma affirme que les occupants avaient été informés de l’opération afin d’éviter tout incident.
« Ce matin, vers 10 heures ou 11 heures, nous avons reçu un appel nous demandant de venir ici pour procéder à l’enlèvement de tous les baraquements. Nous avons informé les personnes concernées de la situation. C’est pourquoi, comme vous pouvez le constater, il n’y a pas de pagaille ni de troubles. Tout le monde a été informé. » a expliqué Sanoussy Bah

Pour le responsable communal, les personnes directement touchées par les précédentes opérations de déguerpissement ne se trouveraient plus sur les lieux. Il affirme que l’État a engagé un processus de recasement et que des démarches administratives sont en cours concernant leurs documents.
Le troisième vice-maire précise également que l’opération vise à libérer les espaces destinés aux aménagements et aux constructions. Il rappelle qu’une première phase de déguerpissement avait déjà eu lieu il y a environ un mois.
« L’État les a recasés ailleurs. Actuellement, des démarches sont en cours concernant leurs documents. Ici, nous sommes dans une cité administrative. Les autorités ont demandé à ceux qui disposent d’espaces de les mettre en valeur. Si quelqu’un ne peut pas exploiter le domaine qui lui a été attribué, il doit le libérer. » a t’il insisté
Après plusieurs opérations de déguerpissement, les dernières baraques encore présentes sur cette partie de Kaporo Rails sont à leur tour dans le viseur des machines.
Pour les autorités communales, l’objectif est clair : libérer les espaces, assainir le site, le sécuriser et permettre la poursuite des constructions.
Une opération qui se poursuit dans un secteur où les transformations urbaines contrastent avec les réalités des populations qui y vivaient encore.

