À 48 heures de l’ouverture de la campagne de la présidentielle prévue le 12 décembre, les Algériens étaient à nouveau massivement dans la rue vendredi pour dire non à un scrutin destiné selon eux à régénérer un « système » dont ils veulent se débarrasser.
Après avoir obtenu en avril le départ d’Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 20 ans, le « Hirak », le mouvement de contestation inédit apparu le 22 février, refuse de s’essouffler. La mobilisation était encore massive, malgré le froid et la pluie, pour ce 39e vendredi consécutif de manifestations.
Malgré aussi la centaine d’incarcérations de manifestants, militants et journalistes depuis juin, une vague de répression des manifestations entamée peu après l’annulation, faute de candidats, d’une première présidentielle le 4 juillet.
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