Barrages de Souapiti et de Kaléta : le constat du ministre de l’Énergie

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Le ministre de l’énergie, de l’hydraulique et des hydrocarbures, accompagné des cadres de son département et des responsables d’EDG, s’est rendu ce mardi à Souapi et Kaléta. Aboubacar Camara est venu visiter les installations de ces deux barrages hydroélectriques. L’objectif, toucher du doigt les réalités.

 » Comme toujours, nous sommes venus voir les installations, s’enquérir des réalités mais aussi le déficit de production des barrages. Cela eu égards à la combinaison de plusieurs facteurs. Et en même temps, travailler avec les exploitants afin de continuer à redoubler d’efforts afin que nous puissions trouver des solutions idoines par rapport au manque d’électricité dans le grand Conakry. »

Sur le terrain, le ministre dresse son constat.

« Comme vous l’avez constaté. Le niveau de l’eau au niveau des barrages de Souapiti et de Kaleta est très alarmant. les barrages sont en souffrance. Sur 4 tribunes, il n’ya qu’une seule qui fonctionne pendant la journée qui fournit à peu près 100 MW. Au niveau de Keleta, c’est une seule tribune pendant la journée qui fonctionne qui donne une trentaine de Mégawatts. Donc le niveau d’eau est extrêmement bas. Nous sommes pratiquement à l’orée d’atteindre la phase critique. ils appellent ça, le pont critique. Quand cela est atteint, ça doit amener nous pouvoirs publics à nous rapprocher des techniciens et prendre rapidement des mesures pour compenser les différents Gap.L’année dernière, en cette période le niveau d’eau était pratiquement à 210 mètres. Cette année, nous sommes aux alentours de 185. » a expliqué le ministre de l’Énergie

Le ministre ne se limite pas qu’au constat. Le gouvernement travaille d’arrache-pied pour palier ce déficit. Plusieurs options alternatives sont sur la table.

« Le Gouvernement est entrain de travailler pour trouver des solutions. Quand on a été interpellé avec le niveau bas de l’eau au mois de mai. Nous avons toute suite agi en mettant en place l’interconnexion avec le Sénagal pour compenser le déficit. Sauf que malheureusement, on s’est rendu compte que la capacité des barrages dépend de la nature du climat. Ça c’est extrêmement difficile pour les deux grands barrages. S’il faut s’adapter à chaque fois au climat ça perturbe les provisions en matière de production d’énergie. C’est pourquoi nous orientons désormais vers une Transition énergétique pour multiplier les sources d’énergie notamment le solaire, le gaz et pourquoi pas l’éolienne. »

Comme on le voit, face au déficit de la production énergétique, le ministère de l’énergie n’est pas indifférent. Il travaille au quotidien pour soulager les populations