Une fillette, victime d’un acte barbare perpétré par sa marâtre à Mandiana, en Haute-Guinée, a succombé à ses blessures à Conakry le dimanche 21 septembre, quelques minutes après son admission à l’hôpital.
Selon les premiers éléments, Mariama Ciré Sylla, l’auteure présumée de cet acte ignoble, a été interpellée par les forces de sécurité. Elle est actuellement en détention, tandis que l’enquête judiciaire suit son cours, sous la supervision des autorités compétentes.
Un acte prémédité en l’absence de la famille
Les faits se sont déroulés dans un contexte familial tendu. D’après les premières informations, la marâtre aurait agi alors que les autres membres de la famille étaient partis à la mine. Elle aurait aspergé l’enfant d’essence avant d’y mettre le feu, pour des raisons qui restent encore non élucidées.
Gravement brûlée, la fillette n’a pu bénéficier sur place d’aucune assistance médicale appropriée. Mandiana, comme beaucoup de zones reculées du pays, manque cruellement d’infrastructures de santé capables de traiter des brûlures de haut degré.
Une évacuation dramatique vers Conakry
Faute de structure spécialisée à Mandiana, l’enfant a été transportée dans un véhicule de transport en commun sur plus de 800 kilomètres en direction de Conakry, dans l’espoir de recevoir des soins d’urgence.
Malheureusement, la fillette est décédée 30 minutes après son admission à l’hôpital, selon son oncle maternel, visiblement bouleversé. « C’est dans des conditions inhumaines qu’elle a été évacuée. Et elle n’a même pas eu le temps d’être prise en charge. »
Le parquet annonce une enquête
Le procureur du tribunal de première instance de Mandiana, Mohamed Lamine Diallo, a confirmé les faits ce samedi.
« Une dame du nom de Mariama Ciré Sylla aurait aspergé une fillette d’essence avant d’y mettre le feu. Elle est actuellement aux arrêts. Une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de ce drame. »
Ce crime révolte l’opinion publique guinéenne. De nombreuses voix s’élèvent sur les réseaux sociaux pour dénoncer l’horreur de cet acte et appeler à une justice exemplaire. Des organisations de défense des droits de l’enfant réclament une réponse ferme des autorités et une réforme en profondeur du système de protection de l’enfance, trop souvent défaillant.
Ce drame met une fois de plus en lumière les violences subies par des enfants dans l’indifférence, et le manque criant de services de santé d’urgence dans les régions de l’intérieur du pays.

