Le Secrétariat général à la Présidence chargé des Services spéciaux et de la lutte contre le crime organisé a présenté, ce vendredi 25 septembre 2026, à Conakry, un présumé auteur de cambriolage interpellé à Keitayah, dans la commune de Sonfonia.
Amara Bangoura, alias « Makalos », a été arrêté dans la nuit du 2 septembre, vers 4 heures du matin, à la suite d’un cambriolage présumé dans une boutique. Plusieurs marchandises récupérées ont été présentées aux médias, notamment des produits cosmétiques, des sacs de riz, des pagnes et des pâtes dentifrices.

Selon le commissaire principal de police Foromo Soropogui, de la Direction centrale de lutte contre le crime organisé, trois individus seraient impliqués dans cette affaire.
« Ils sont partis à Keitayah (…) escalader le mur, puis pénétrer dans la boutique par effraction : usage de ciseau et marteau pour déchirer la tôle et le plafond », a expliqué le responsable. Des marchandises auraient ensuite été transportées et dissimulées dans les herbes, à environ 60 mètres des lieux.
L’intervention des habitants et des agents des Services spéciaux aurait permis l’arrestation d’Amara Bangoura et la récupération d’une partie des biens. Les deux autres suspects, surnommés « Gninè » et « Papi », sont toujours recherchés. Une somme de 3 750 000 francs guinéens aurait été emportée, selon les autorités.
Le commissaire principal précise que les trois suspects sont poursuivis pour des faits qualifiés de vol aggravé, notamment en raison de la commission présumée des faits de nuit, en bande, avec escalade et effraction. Il affirme également que les deux autres suspects seraient déjà connus de la justice.
Face aux enquêteurs, Amara Bangoura reconnaît sa participation, tout en affirmant qu’il ne connaissait pas, au départ, l’objectif de ses compagnons.
« Je reconnais les faits, on était trois. Mais moi, je ne connais pas là-bas. C’est mon grand qui est venu me dire de l’accompagner. Je ne savais pas qu’on partait là-bas », a-t-il déclaré.

Il affirme également avoir hésité à transporter les marchandises : « Je leur ai dit que je suis malade et que je ne peux pas transporter ça. Pardonnez-moi, c’est ma première fois de faire ce genre de chose. »
Les Services spéciaux annoncent son déferrement devant le tribunal de Dixinn pour la suite de la procédure.
