C’est un sujet que le chef de file de l’opposition guinéenne a esquivé jusque-là. Il le jugeant parfois ridicule lors qu’on l’interpelle dans les médias mais lors de son discours ténu en marge de la marche pacifique du FNDC de ce 24 octobre Cellou Dalein a répondu aux accusations du pouvoir selon lesquelles il aurait avec le concours d’autres acteurs l’intention de renverser le pouvoir. Cellou Dalein Diallo précise qu’il n’a aucune intention allant dans ce sens mais plutôt d’instaurer un État de droit.
« Nous ne voulons pas faire un coup d’État comme on essaye de le démontrer. Ils sont en train de monter des complots pour dire que le FNDC ou Monsieur Sano veut les renverser, ce n’est pas notre intention », a déclaré le président de l’UFDG. Le chef de l’État en personne avait pointé du doigt le coordinateur du FNDC, Abdourahmane Sanoh lors de la dernière grève des enseignants.
Le leader de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée assure que les membres du FNDC sont républicains. Ils ne réclament que le respect de règles démocratiques dont l’alternance. «Nous voulons qu’ Alpha Condé renonce à ce projet de troisième mandat et qu’il organise des élections libres et transparentes », conclut l’ex premier ministre.
Rappelons que cette manifestation qui a drainé une marée humaine dans la ville de Conakry ce jeudi n’a pas connu d’incidents majeurs. Elle a gardé son caractère pacifique du début jusqu’à la fin. Seul un cas d’accident qui a fait deux blessés a été enregistré dans la matinée. Elle a mobilisé un million de personnes selon les organisateurs, 500 mille selon la police mais 30 mille pour le gouvernement.
Dara Bah

