Deux mois après le drame survenu à la décharge de Dar-es-Salam, à Conakry, les victimes et familles sinistrées bénéficient d’un nouvel élan de solidarité. À travers un don de Matelas, de denrées alimentaires et de produits d’hygiène, l’Association Haaly Pular d’Espagne, avec l’appui du Fonds Alaves d’urgence (FAE), entend contribuer à soulager les personnes affectées par cette tragédie. La remise des dons a eu lieu ce samedi 24 octobre, dans la grande salle de l’Emergence, à Bambéto-Cosa.

L’initiative humanitaire vise à apporter un soutien concret aux victimes de l’éboulement de la décharge de Dar-es-Salam, survenu dans la nuit du 22 au 23 août 2026, après de fortes pluies. Cette catastrophe avait fait plusieurs dizaines de morts et de nombreux blessés, plongeant des familles entières dans le deuil et la précarité.
Pour répondre aux besoins urgents des sinistrés, le don est composé notamment de matelas, de sacs de riz, d’huile, de sucre, de lait, de produits sanitaires et hygiéniques, ainsi que d’une enveloppe financière symbolique. L’opération est mise en œuvre par l’ONG SOS Guinée Vert-Aides, en collaboration avec l’AJEPH et les autorités locales.

Au nom de l’association donatrice, Mamadou Saliou Diallo a exprimé sa profonde compassion envers les familles endeuillées et les personnes sinistrées. « C’est avec une profonde émotion et un grand esprit de solidarité que nous prenons part à cette cérémonie de remise de dons aux victimes de l’éboulement survenu à Dar-es-Salam, en Guinée. Nous adressons nos sincères condoléances aux familles endeuillées et exprimons tout notre soutien aux personnes sinistrées ». Il a salué la mobilisation des partenaires autour de cette initiative, précisant que le projet bénéficie d’un financement de 30 000 euros du FAE, soutenu par la mairie de Vitoria-Gasteiz et la Députation forale d’Álaves, en Espagne. « Nous espérons que ces dons vous apporteront un soulagement et du réconfort dans cette épreuve difficile. Chaque geste de solidarité compte. Ensemble, continuons à promouvoir l’entraide, la coopération et la solidarité au-delà des frontières », a-t-il ajouté à l’endroit des bénéficiaires.

Mamadou Aliou Diallo, coordinateur du projet en Guinée, a rappelé l’expérience de l’ONG SOS Guinée Vert-Aides, qui mène des activités depuis plus de quinze ans. Selon lui, cette cérémonie constitue également un moyen d’encourager d’autres organisations à s’engager davantage dans les actions de solidarité en faveur des populations vulnérables. Il a souligné que les interventions de l’organisation ne se limitent pas à l’assistance humanitaire, mais couvrent aussi les domaines de l’agriculture, de l’environnement, de l’éducation et de la lutte contre les violences basées sur le genre. Il a précisé que le projet de soutien aux sinistrés représente une enveloppe globale d’environ 30 000 euros.
Présent à la cérémonie, le maire de Gbessia, Mamadou Saliou Fofana, a salué cette initiative qu’il a qualifiée de geste de grande portée humanitaire. Il a exprimé sa reconnaissance aux organisations impliquées, estimant que cette action témoigne de leur attachement au bien-être des populations. « Ce geste de solidarité témoigne de votre grand cœur et de votre attachement au bien-être de nos populations », a-t-il déclaré, avant de formuler des prières pour le repos de l’âme des personnes disparues lors du drame de Dar-es-Salam. Il a également appelé à la multiplication de telles initiatives afin d’apporter un soutien durable aux familles sinistrées.
Au nom des bénéficiaires, Ibrahima Diallo et Mariam Soumah ont exprimé leur gratitude aux donateurs pour cet appui. Tout en saluant cet élan de solidarité, ils ont lancé un appel aux autorités de l’État pour un accompagnement accru, notamment en matière de relogement, afin de permettre aux familles touchées de retrouver des conditions de vie dignes et sécurisées.
Au-delà de la remise de dons, cette initiative met en lumière l’importance de la solidarité entre les organisations humanitaires, les partenaires internationaux et les autorités locales face aux conséquences des catastrophes. Pour les victimes de Dar-es-Salam, le défi reste toutefois de reconstruire leur quotidien et de retrouver un logement stable, près de deux mois après le drame.

