L’intersyndicat de l’éducation, composé de la FSPE, du SLECG et du SNE, a tenu ce jeudi 8 octobre 2026 une assemblée générale extraordinaire au siège du SLECG, à Conakry. Les échanges ont notamment porté sur l’application du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026 et la situation des enseignants contractuels non retenus à l’issue de l’évaluation.
Selon Michel Pépé Balamou, secrétaire général du SNE, les syndicats avaient accepté d’accompagner la rentrée scolaire du 5 octobre afin de privilégier le dialogue avec le gouvernement.
« En posant cet acte, l’intersyndicat de l’éducation a montré […] sa bonne foi de s’inscrire dans la continuité du dialogue », a-t-il déclaré.
Le syndicaliste conteste une note de la Direction des ressources humaines du ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation (MENA), qui demande aux enseignants contractuels de fournir des attestations de service pour s’inscrire sur une plateforme dédiée au concours.
L’intersyndicat estime que cette démarche est contraire au point 7 du protocole d’accord, qui, selon Michel Pépé Balamou, donne la priorité à l’engagement des contractuels non retenus ayant obtenu la moyenne à l’évaluation pratique.
Après une rencontre avec le président du Conseil national du dialogue social, les syndicats annoncent une démarche ce vendredi auprès de la Fonction publique. Ils prévoient d’y présenter la liste des enseignants concernés et de discuter de leur engagement, y compris ceux de la zone spéciale de Conakry.
La question des salaires bloqués a également été abordée. D’après Michel Pépé Balamou, 72 enseignants devraient être régularisés à la fin du mois. Les syndicats réclament aussi le versement des primes de fonction aux cadres du système éducatif qui n’en bénéficient pas encore.
« Nous donnons une chance ultime au gouvernement pour que demain soit une journée opérationnelle et porteuse de résultats », a conclu le secrétaire général du SNE.

