Dans le cadre du processus d’évaluation des membres du gouvernement dirigé par le Premier ministre Amadou Oury Bah, le ministère de l’Information et de la Communication a présenté, ce mardi, l’état d’avancement de ses missions. À cette occasion, c’est Souleymane Bah, secrétaire général du département, qui a porté la voix de son ministère devant les journalistes.
Selon lui, l’essentiel de la présentation a porté sur la couverture nationale en radio et télévision, un axe jugé prioritaire. « Notre premier objectif est de garantir que tous les Guinéens, où qu’ils se trouvent, aient accès à la radio et à la télévision nationales », a-t-il expliqué, en soulignant également l’importance des radios rurales, véritables médias de proximité permettant de relayer l’information communautaire.
La Primature a également insisté sur l’accélération des réformes structurelles, notamment la stratégie de communication, la politique nationale de l’information et de la communication, ainsi que l’organisation de la Semaine nationale des métiers de l’information et de la communication. D’ici la fin de l’année, ces chantiers constitueront les priorités du ministère, aux côtés de la réflexion sur le statut juridique, le plan stratégique et le modèle économique des médias de service public.
Souleymane Bah a cependant reconnu d’importantes difficultés. Il a évoqué des problèmes récurrents de décaissement et rappelé la spécificité du département, qui nécessite des ressources particulières pour assurer ses missions, notamment les déplacements vers les 29 sites de diffusion et les 36 stations de radio rurale. Il a également pointé les limites de la nomenclature budgétaire actuelle, inadaptée aux exigences de production audiovisuelle : « Nous n’avons pas de lignes permettant de financer l’achat de costumes, la mise en place de plateaux ou les besoins urgents liés à la production. »
Le ministère appelle ainsi à un accompagnement renforcé du ministère du Budget et de la Primature pour adapter les mécanismes de financement aux réalités du secteur. « On ne peut pas faire de l’information en passant par des procédures lourdes lorsque certaines actions nécessitent une réaction immédiate », a conclu le secrétaire général.

