Quelques jours après l’officialisation du départ du chanteur et homme politique, Elie Kamano, du Front National pour la Défense de la Constitution, des cadres de son parti ont décidé de l’evincer de la présidence et de l’exclure définitivement du PGSD pour des comportements indequats. Elie Kamano qui soupçonne sa vice-présidente d’orchestrer des manœuvres pour l’evincer du parti ne compte pas se soumettre à la décision prise à son encontre par certains membres du bureau exécutif du parti guinéen pour la solidarité et le développement (PGSD).
Pour cet ancien membre du FNDC, il est tout simplement impossible de destituer un président démocratiquement élu en faveur d’un congrès. Il annonce que des mesures disciplinaires sont prises contre la fondatrice du parti, Mme Kamano.
« On ne peut pas destituer quelqu’un qui a étè élu democratiquement á l’issue d’un congrès. Ces agissements de la vice-présidente ont étè sanctionnés par le bureau politique national du parti. On a pris des mesures. On lui a interdit toute activité concernant le PGSD. Aujourd’hui nous avons en notre possession tous les documents attestants que lors de l’assemblée qui s’est tenue le 6 fevrier 2019 j’ai été élu à l’unanimité par les membres du bureau mais aussi par les militants du parti qui etaient présents», a déclaré Elie Kamano dans un entretien accordé à refletguinee.com ce jeudi 8 avril.
Plus loin, il ajoute que c’est seulement un congrès qui peut l’enlever à son poste de président. En attendant, il continue d’exercer le mandat pour lequel il est élu. « Je suis le président du parti pour un mandat de 5 ans et je vais excercer cette fonction jusqu’à la date á laquelle le bureau va se retrouver pour une élection á l’issue de laquelle on trouvera un autre président ou on me maintiendra », a-t-il tranché.

