À l’occasion de la Journée internationale de l’Éducation, de la Culture africaine et afro-descendante, célébrée le 24 janvier, l’ONG Oméga (Organisation des Mères et Enfants de Guinée) a relancé le débat sur la scolarisation des jeunes filles en Guinée.
Lors d’un point de presse, sa présidente, Marthe Dédé Koivogui, a proposé la création d’un ministère en charge de la Famille, estimant que la pauvreté des ménages reste l’une des principales causes des abandons scolaires, surtout chez les filles.
Selon elle, une famille en situation de précarité ne peut pas assurer efficacement l’éducation des enfants. Elle suggère ainsi l’instauration d’une allocation familiale, notamment dans le cadre du programme Simandou 2040, pour soutenir l’éducation et la formation.
Les échanges ont également porté sur le rôle du numérique dans l’éducation. Pour Mazoughui, enseignant-chercheur à Mamou, les solutions digitales peuvent améliorer l’apprentissage et l’accès au savoir.

La rencontre a enfin mis en avant l’importance de la culture et des industries créatives, présentées comme des leviers de lutte contre le chômage des jeunes. L’ONG Oméga appelle l’État à soutenir davantage les créateurs et entrepreneurs culturels.
Selon la Banque mondiale (2018), 74,3 % des femmes et 55,8 % des hommes de 15 ans et plus en Guinée n’ont jamais été scolarisés, un constat qui souligne l’urgence d’actions concrètes.
Dara Bah, Refletguinee.com

