De Conakry à Paris, une voix littéraire s’élève pour éveiller : droits humains, droits des femmes, dynamiques sociales, politiques institutionnelles, volonté de recentrer le débat mondial… Abdourahmane S. Diallo a déroulé un programme ambitieux, ce vendredi 3 juillet à Paris.
En marge d’une Rencontre-Signature organisée par les Editions L’Harmattan l’écrivain et journaliste guinéen a présenté son nouveau roman, « Héroïnes : l’ère des sujettes est révolue ». Celui qui revendique une « écriture de l’activisme » porte une volonté d’exportation d’une littérature guinéenne engagée, moins folklorique.
« Ce roman n’est pas un roman militant au sens vague du terme. Il ne choisit pas un camp. Il dit la vérité totale, c’est-à-dire la beauté et la laideur, la tradition et la modernité, la Guinée et le monde, les femmes africaines et les femmes de partout… C’est aussi une proposition institutionnelle déguisée : que le monde se réunisse autour de la SEREDROF (Semaine de réflexion sur les droits des femmes), à Conakry comme centre de la condition féminine. Objectif : un projet universel de résolution onusienne plus contraignant sur les législations en la matière. Il nous faut un gendarme onusien d’observation de ces droits. », explique l’auteur.
«Héroïnes, l’ère des sujettes est révolue» (L’Harmattan France, 2026), est le un des rares romans guinéens sur les droits des femmes publiés à Paris. Préfacé par la journaliste Diaka Camara, il a été sélectionné pour présentation à la 9e Conférence Internationale sur le Genre et la Sexualité (TIIKM, Chiang Maï, Thaïlande, octobre 2026).



