Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique s’est soumis ce mardi matin à l’exercice d’évaluation de sa performance annuelle. À l’issue de cette session, le département a obtenu un taux global de 84 %, un résultat qualifié de « très bonne performance » par son secrétaire général, Mandjou Diakité, qui a présenté les conclusions devant la presse.
Selon lui, l’évaluation portait sur 99 activités inscrites dans la lettre de mission assignée par le Premier ministre, Chef du Gouvernement, et réparties en trois grands domaines : la gouvernance, la digitalisation et l’offre de soins. La majorité de ces actions a déjà été exécutée, et les travaux restants devraient être finalisés avant la fin de l’année.
D’après Mandjou Diakité, l’un des premiers axes évalués concernait la gouvernance du système de santé. « Nous avons réalisé l’ensemble des supervisions prévues dans les structures de soins afin de mieux comprendre leur fonctionnement et améliorer la qualité des services », a-t-il indiqué.
Digitalisation : des bases posées pour moderniser les hôpitaux
Le ministère a également présenté les avancées enregistrées dans la digitalisation des structures hospitalières.« Des efforts considérables ont été accomplis, même si d’autres restent nécessaires pour parvenir à une digitalisation totale à l’échelle nationale », admet le secrétaire général.
Cette modernisation doit permettre une meilleure gestion des données sanitaires et une amélioration de la coordination entre les établissements.
Offre de soins : infrastructures en expansion
Dans le domaine de l’offre de soins, plusieurs réalisations ont été mises en avant : construction de quatre hôpitaux régionaux modulaires, destinés à devenir des structures de référence ; création de nouveaux centres de santé pour rapprocher les services des populations ; installation d’incinérateurs pour une meilleure gestion des déchets biomédicaux ; mise en place de centrales d’oxygène dans plusieurs hôpitaux du pays.
Ces investissements visent à renforcer la capacité de prise en charge sanitaire sur tout le territoire.
Vaccination : une progression remarquable
La performance la plus notable, selon M. Diakité, concerne la vaccination.
La Guinée est passée d’un taux de 47 % à 63 %, une progression qualifiée « d’extraordinaire » et « unique en Afrique en ce moment ».
Pour maintenir cette dynamique, le pays va se doter de : nouvelles chambres froides ;
camions frigorifiques; équipements supplémentaires permettant d’assurer une couverture vaccinale optimale.« Nous voulons en finir avec les enfants non vaccinés ou sous-immunisés, surtout dans la tranche 0–12 mois », a-t-il insisté.
Objectif : dépasser les 90 % avant fin 2025
Si toutes les activités ne sont pas encore achevées, le ministère se dit confiant pour atteindre un taux de performance supérieur à 90 % une fois les dernières actions finalisées.
Avec les progrès présentés ce matin, le département de la Santé entend poursuivre ses réformes et améliorer davantage les services offerts aux populations.
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