Le 28 septembre 2009, plusieurs guinéens ont été tués au stade du même nom. De nombreuses femmes ont été aussi violées par des hommes en uniforme. Parmi les blessés ce jour, Cellou Dalein Diallo, actuel président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée. Dix ans après ces massacres, Cellou Dalein Diallo a apporté ce samedi son témoignage. Celui dont les cottes ont été cassées ce jour là dit être prêt á pardonner mais exige d’abord justice.
” J’étais au stade! Je suis sorti de là dans le coma. Un militaire a sorti son arme. Il a tiré sur moi. Il demandait où est Dalein oú est Dalein? C’est Abdoulaye Sylla mon garde du corps qui a pris la balle sur l’épaule. J’étais blessé á la tête. J’ai saigné du nez, de la bouche. J’ai les cottes cassées. Je suis prêt á pardonner mais il faut qu’il ait la justice.” a raconté Cellou Dalein Diallo
Dix ans après ces événements tragiques, les victimes n’ont toujours pas été rétablies dans leurs droits. Mais pour le président de l’UFDG, c’est le chef de l’Etat qui est responsable de ce retard.
“Monsieur Alpha Condé n’a pas voulu que le procès ait lieu pour des calculs politiciens.”
Alors que plusieurs guinéens étaient mobilisés le 28 septembre 2009 au stade du même nom pour dire non á une éventuelle candidature du chef de la junte d’alors, le Capitaine Moussa Dadis Camara, la mobilisation a été réprimée dans le sang. Selon l’ONU 157 personnes ont perdu la vie plusieurs autres sont toujours portées disparues. La même institution indique que plusieurs femmes ont été violées.

