Condamnation des opposants au troisième mandat : l’opposition dénonce une entrave à la liberté d’expression

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Sept citoyens opposés à une modification de la constitution en vue d’octroyer un troisième mandat à Alpha  ont été condamnés mardi à trois mois de prison ferme et au paiement d’une amende de cinq cent mille francs guinéens par le tribunal de Kindia. Au sortir d’une plénière ce mercredi au QG de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), l’opposition républicaine a dénoncé cette décision de la justice.

« Nous déplorons l’attitude des autorités, parce qu’à chaque fois que ceux qui veulent exprimer leur position par rapport à ce projet d’Alpha Condé sortent pour manifester, ils sont arrêtés, maltraités, jugés et condamnés comme le cas à Kindia. Ceux qui sont les promoteurs de 3ème mandat ont toute la liberté d’organiser des meetings, de faire des marches, de faire des pancartes, des banderoles, personne n’est interpelée. Dès que c’est l’opposition ou le Front National pour la Défense de la Constitution, nos militants, nos sympathisants sont arrêtés, jugés et condamnés. C’est extrêmement grave. La liberté d’expression, elle ne frappe pas ceux qui veulent soutenir ce coup d’Etat constitutionnel, on devait les arrêter et les mettre en prison parce que notre constitution est claire. Avec Alpha Condé hélas, la loi n’est appliquée que lorsqu’elle arrange ses intérêts », a déclaré Cellou Dalein Diallo.

Par ailleurs, les opposants exige de la CENI la prise compte des recommandations issues de l’audit du fichier électoral.

Dara Bah, Refletguinee.com

 

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