À l’issue de deux jours de formation et d’un panel consacré à la photographie à l’occasion de la célébration des 30 ans de carrière du photographe Ibrahima Diaby, le professeur Touré Mandémori a annoncé la création prochaine d’un groupe Instagram destiné à accompagner les photographes guinéens dans le perfectionnement de leur travail. Une initiative saluée avec enthousiasme par les participants.

C’est une excellente nouvelle pour les photographes guinéens. À l’occasion des deux journées de formation consacrées à la photographie, suivies d’un panel d’échanges, le professeur Touré Mandémori s’est engagé à mettre en place un groupe Instagram sur lequel les photographes pourront régulièrement partager leurs images afin de bénéficier de ses corrections et de ses conseils.
Selon l’annonce faite aux participants, les photographes pourront soumettre leurs clichés tous les deux ou trois jours pour recevoir des observations et améliorer progressivement leur technique.
Visiblement ému par cette annonce, Ibrahima Diaby n’a pas caché sa reconnaissance : « Je suis sans mots. Depuis l’arrivée du professeur, avant-hier, je suis vraiment sans mots. Je remercie les photographes guinéens et je remercie la Guinée. »
Défendre et valoriser la photographie
Pour le professeur Touré Mandémori cette rencontre était avant tout une occasion de célébrer la photographie, d’en discuter les enjeux et de défendre cette discipline artistique et professionnelle.
Il explique avoir accepté l’invitation après avoir constaté les difficultés auxquelles la photographie est confrontée en Guinée, notamment le manque de représentation des photographes guinéens à l’international.
« Mon combat se situe là où la photographie est menacée. Je voyais qu’elle était menacée en Guinée. Lorsqu’on m’a fait part de cette initiative, j’ai accepté de venir apporter ma contribution afin que certaines choses soient éclaircies et que nous puissions trouver des moyens permettant aux photographes de ce pays de s’épanouir à l’échelle internationale, comme leurs confrères », a-t-il expliqué.
L’intelligence artificielle, une question secondaire ?
Interrogé sur la place de l’intelligence artificielle dans le secteur, le professeur a estimé que certaines questions fondamentales devaient d’abord être résolues au sein de la corporation photographique.
Selon lui, il est nécessaire de consolider les bases du métier avant de se concentrer sur les outils technologiques les plus récents.
Il a notamment évoqué les questions liées au matériel photographique et aux moyens techniques, estimant qu’il est difficile d’aborder pleinement le traitement logiciel des images lorsque les équipements indispensables ne sont pas encore accessibles.
Cette rencontre apparaît ainsi comme une opportunité de renforcer les compétences des photographes guinéens, de favoriser les échanges professionnels et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour leur rayonnement au-delà des frontières nationales.

