Les débats sur la demande de remise en liberté dans le cadre d’un pourvoi en cassation n’ont pas eu lieu ce 13 décembre à la Cour d’Appel de Conakry. Me Antoine Pépé Lamah, avocat de Kadiatou Biro Diallo. « Après réflexion et constat, ma cliente a estimé que le train que prenne cette procédure n’offre pas de garanties suffisantes pour la tenue d’un procès juste et équitable. Ayant douté de l’impartialité de M. Seydou Keita, premier président de la Cour d’Appel de Conakry, nous, partie civile, avons décidé d’introduire une procédure de récusation contre sa personne par devant le premier président de la Cour Suprême. Dans la demande, Mme Kadiatou Biro Diallo a sollicité un sursis à continuation des débats avant l’examen de sa demande de récusation. Le premier président de la Cour Suprême, conformément à l’article 742 du Code de procédure pénale, a non seulement transmis la demande de récusation à l’intéressé, mais a pris l’ordonnance de sursis à la continuation des débats. C’est pourquoi le dossier n’a pas été débattu. Nous avons les regards désormais tournés vers le premier président de la Cour Suprême qui aura la responsabilité d’apprécier en toute souveraineté la demande de récusation portée par notre cliente Kadiatou Biro Diallo ».
Quant à Me Almamy Samory Traoré, avocat d’Ousmane Gneloy Diallo, il a laissé entendre que la demande de remise en liberté ne doit pas concerner la partie civile. « Nous attendons de voir c’est à quelle chambre le dossier a été déposé, ensuite on mettra en place la procédure qu’il faut pour aboutir à une récusation éventuellement ».
Condamné le 28 octobre dernier par la Cour d’Appel de Conakry à deux ans de prison pour menaces et injures publiques sur Kadiatou Biro Diallo, fille de Boubacar Biro Diallo, Ousmane Diallo va donc poursuivre son séjour à la maison centrale.
Abdoulaye Kourouma

