L’équipe nationale de sambo de Guinée est rentrée hier à Conakry après une brillante participation à l’Open international de Yaoundé, tenu du 26 au 29 septembre 2025 au Cameroun. La délégation guinéenne a décroché un total de cinq médailles, dont deux en argent et trois en bronze, une performance saluée tant par les autorités sportives que par les observateurs africains.
Le président de la Fédération guinéenne de sambo, Amadou Sadigou Bah, s’est félicité de ce résultat, qu’il qualifie de « 10 sur 10 pour les athlètes et le staff technique ». Pour lui, cette réussite est le fruit de la discipline, du travail acharné des encadreurs, du soutien institutionnel et de la volonté des athlètes à représenter dignement les couleurs nationales :« Nous ne partons pas pour faire du tourisme. Nous partons pour défendre les valeurs de la République », a-t-il martelé à son arrivée à l’aéroport.
Une équipe jeune, mais ambitieuse
Abass Diallo, directeur technique national, a salué le niveau de progression des athlètes guinéens, estimant que la Guinée est aujourd’hui « à la hauteur du championnat du monde ». Il souligne notamment l’impact de l’organisation des Championnats d’Afrique à Conakry quelques mois plus tôt, qui a permis de roder l’équipe techniquement et mentalement. « Le Cameroun nous attendait. Et sur place, nos athlètes ont prouvé qu’ils sont prêts à affronter les meilleurs du continent », a-t-il déclaré.
Une génération montante
Parmi les médaillés, plusieurs participaient à une compétition internationale pour la toute première fois. C’est notamment le cas de Fatoumata Camara, originaire de Fria, et de Ali Kourouma, venu de Kankan, qui ont su se hisser au niveau malgré leur manque d’expérience.
Pour Péma Toupou, capitaine de l’équipe nationale, la performance réalisée au Cameroun est encourageante, mais l’ambition va bien au-delà :« Nous sommes satisfaits, mais désormais, tous les regards sont tournés vers le Championnat du monde. L’objectif est clair : décrocher l’or. »
De son côté, Ali Kourouma, fier représentant de Kankan, a exprimé sa reconnaissance envers la fédération :« C’est une fierté pour moi d’avoir représenté la Guinée. À mon retour, je vais encourager mes camarades à travailler plus dur. On veut l’or, pas autre chose. »
Malgré ces succès, le président de la fédération a tenu à lancer un appel aux autorités :« Nous demandons que les fédérations soient accompagnées en amont. L’hébergement, la logistique… ce sont des défis qu’on ne peut relever seuls. Nous portons l’image du pays à l’international, nous ne devons pas voyager comme des parents pauvres. »
Il a également remercié le Président de la République, le Premier ministre et le ministre des Sports pour leurs efforts en faveur du développement du sport guinéen, tout en les invitant à continuer à soutenir les disciplines individuelles comme le sambo, encore en pleine structuration.

