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Home»SANTE»Une grossesse peut-elle durer huit ans ? Un gynécologue répond et éclaire les cas signalés en Guinée
SANTE

Une grossesse peut-elle durer huit ans ? Un gynécologue répond et éclaire les cas signalés en Guinée

RefletguineeRefletguinee22 février 2026
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Après avoir recueilli le témoignage d’une femme affirmant être enceinte depuis huit ans, diffusé sur nos différentes plateformes, RefletGuinee.com a reçu de nombreuses réactions. Plusieurs femmes disent vivre des situations similaires. Face à l’émotion et aux interrogations suscitées, notre rédaction a décidé de donner la parole à un spécialiste afin d’éclairer l’opinion.

Dans un premier temps, notre média a relayé l’histoire d’une dame soutenant porter une grossesse depuis huit années. La diffusion de cet entretien a provoqué une vague de commentaires, de messages privés et de témoignages concordants.

Certaines femmes évoquent une absence prolongée de règles, un ventre arrondi ou encore des sensations de mouvements internes, sans qu’aucun accouchement n’intervienne. RefletGuinee.com a sollicité le Dr Moro Mandjouf Sidibé, gynécologue-obstétricien, pour comprendre scientifiquement ces situations.

RefletGuinee.com : Docteur, d’un point de vue médical, une grossesse peut-elle durer huit ans ?

Dr Sidibé : Non. Il faut être formel : une grossesse de huit ans n’est pas médicalement possible. Une grossesse normale dure environ neuf mois. Au-delà du terme, elle s’interrompt nécessairement.

Il existe des situations très rares où une grossesse arrêtée précocement n’est pas immédiatement évacuée. On peut alors observer un phénomène appelé momification fœtale. Mais cela ne correspond pas à une grossesse évolutive sur plusieurs années.

Comment confirme-t-on ou infirme-t-on une grossesse ?

Le diagnostic repose sur trois éléments simples : le test de grossesse (dosage de l’hormone bêta-hCG), l’examen clinique et l’échographie.

En cas de retard de règles, il faut consulter. Si le test est positif, une échographie permet de vérifier la présence de l’embryon dans l’utérus et de dater la grossesse.

Il faut cependant éviter les échographies trop précoces, car l’embryon peut ne pas être visible au tout début.

Plusieurs femmes parlent d’absence de règles et de ventre qui grossit. Quelles peuvent être les explications ?

Plusieurs pathologies peuvent expliquer ces symptômes.

Des troubles hormonaux peuvent entraîner une aménorrhée, c’est-à-dire une absence de règles sans grossesse. Un déséquilibre endocrinien suffit parfois à perturber le cycle.

Il existe également la grossesse nerveuse, un phénomène psychologique rare mais réel. La femme peut présenter des signes proches d’une grossesse : retard de règles, nausées, augmentation du volume abdominal, voire sensation de mouvements.

Il faut aussi évoquer la grossesse extra-utérine, où l’embryon se développe en dehors de l’utérus. C’est une urgence médicale.

Le contexte social peut-il influencer ce type de situation ?

Oui. La pression sociale autour de la maternité peut être forte. Le désir d’enfant, les attentes familiales ou conjugales peuvent générer une détresse importante.

Dans certains cas, cela peut contribuer à une grossesse nerveuse. Il ne s’agit pas nécessairement d’une simulation volontaire, mais d’un mécanisme psychologique complexe.

Vous avez reçu en consultation la dame dont le témoignage a été diffusé. Qu’avez-vous constaté ?

L’examen clinique a montré que son utérus était de taille normale, incompatible avec une grossesse avancée. L’échographie a confirmé l’absence de grossesse.

En revanche, j’ai suspecté un diastasis des grands droits, c’est-à-dire un écartement des muscles abdominaux. Cette séparation peut donner l’apparence d’un ventre de grossesse. Cela relève d’une prise en charge chirurgicale.

Les sensations de mouvements décrites s’expliquent probablement par le péristaltisme intestinal.

Quels sont les risques si ces situations ne sont pas correctement prises en charge ?

Les risques peuvent être médicaux et psychologiques.

On peut passer à côté d’une grossesse extra-utérine dangereuse. On peut également ignorer un trouble hormonal nécessitant un traitement. Sur le plan psychologique, le doute prolongé peut entretenir l’angoisse et la stigmatisation.

Quel message adressez-vous aux femmes qui se reconnaissent dans ces témoignages ?

En cas de retard de règles ou de doute, il faut consulter rapidement. La médecine dispose de moyens fiables pour confirmer ou exclure une grossesse.

Une grossesse de plusieurs année n’est pas possible médicalement. Mais derrière ces situations, il peut exister un problème médical ou psychologique réel qui mérite une prise en charge.

Propos recueillis par la rédaction de RefletGuinee.com

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Journaliste, Directeur de Publication de refletguinee.com

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