En marge de la conférence des donateurs du Fond mondial contre le VIH-Sida, la tuberculose et la malaria prévue en France, Médecin Sans Frontière Guinée (MSF) a animé ce mardi une conférence de presse à Conakry.
L’objectif de cette rencontre avec les hommes de médias est d’informer les citoyens sur les risques de ces maladies dans un contexte où MSF-Guinée est à court de financements. Une situation qui selon l’organisation entraîne parfois une rupture d’approvisionnement en médicaments antirétroviraux (ARV) en Guinée, alors que la maladie elle gagne du terrain.
« En 2018, on parlait de 6 400 nouvelles infections liées au VIH par an, aujourd’hui nous en sommes à 7 200. Malheureusement, la chaîne d’approvisionnement connaît une rupture dans le pays et les patients sont exposés aux interruptions», a déclaré Christine Bimansha, la coordinatrice du projet VIH de MSF.
Elle ajoute que le taux de prévalence est de 1, 5 %. Parmi les malades, seulement 65 % de personnes connaissent leur statut en Guinée. La Guinée doit faire des efforts dans le cadre de la lutte contre la maladie. « Entre 2010 et 2016, l’incidence du VIH en Guinée n’a diminué que de 5 %, alors que l’Afrique de l’ouest et centrale enregistraient une baisse de 12 %. Dans le reste de l’Afrique subsaharienne, elle atteignait parfois 26% dans certaines zones », mentionne Arnaud Badinier, le chef de mission de MSF basé à Conakry.
Abdoulaye Kourouma

