À deux semaines de la rentrée scolaire prévue le 5 octobre 2026, la tension monte dans le secteur éducatif guinéen. Réunis ce lundi 21 septembre au siège du SLECG à Donka, les responsables de l’Intersyndicale de l’Éducation ont dénoncé le non-respect, selon eux, du protocole d’accord signé avec le gouvernement le 3 janvier dernier.
Au cœur des revendications : le recrutement direct des enseignants contractuels communautaires ayant obtenu la moyenne aux évaluations pratiques, ainsi que le déblocage des salaires de plusieurs enseignants.
La secrétaire générale du SLECG, Kadiatou Bah, estime que le gouvernement est revenu sur ses engagements.
« Nous observons aujourd’hui la violation flagrante de notre protocole d’accord signé le 3 janvier 2026. »
Les syndicalistes demandent notamment que les contractuels dits « moyenneurs », déjà recensés et évalués, soient engagés sans passer par un nouveau concours.
Autre sujet de préoccupation : les salaires de certains enseignants qui, selon la FSPE, restent bloqués depuis 2024. Son secrétaire général, Algasimou Barry, dénonce une situation qui plonge des familles dans la précarité.
« Depuis 2024, des enseignants sont bloqués, des pères de famille. Certains ont rendu l’âme, d’autres sont malades aujourd’hui, alités. »
Face à ces revendications, l’Intersyndicale menace de relancer la grève si aucune solution n’est trouvée avant la rentrée.
« Si tous ces problèmes que nous venons de dépeindre ne sont pas satisfaits, la grève n’était que suspendue », prévient Algasimou Barry.
Mamoudou Sow, Refletguinee.com

