Moscou accueille, depuis le 28 octobre 2026, le Forum économique et humanitaire Russie-Afrique, organisé dans le cadre du troisième Sommet Russie-Afrique. Cette rencontre ambitionne de consolider les relations entre Moscou et les pays africains dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment le commerce, les investissements, l’énergie, l’éducation et les nouvelles technologies.
C’est une nouvelle étape dans le rapprochement entre la Russie et le continent africain. À Moscou, le Forum économique et humanitaire Russie-Afrique a ouvert ses portes le 28 octobre 2026 autour du thème : « Développer ensemble une coopération mutuellement avantageuse et le potentiel de chaque pays ».

Cette rencontre se veut une plateforme d’échanges entre les autorités publiques, les opérateurs économiques, les institutions financières, les chercheurs et les représentants des pays africains. Au programme, une quarantaine de rencontres et de tables rondes réunissant près d’une centaine d’intervenants autour des opportunités de coopération et des perspectives de développement.

Pour l’ambassadeur de Russie en Côte d’Ivoire, Alexey Saltykov, ce rendez-vous revêt une importance particulière aussi bien pour le continent africain que pour la Fédération de Russie.
Alexeï Saltykov, ambassadeur de Russie en Côte d’Ivoire : « Ce forum représente un événement très important pour l’Afrique, pour le continent tout entier, autant que pour les pays pris individuellement. Il représente également un grand événement pour la Fédération de Russie, qui en est l’organisatrice. Les retombées peuvent être positives. Nous allons pouvoir les constater d’ici demain. »
Du côté guinéen, les attentes sont également importantes. Le président du Mouvement international des russophiles de Guinée, le docteur Kola Sandy Tolno, estime que la Russie dispose d’importantes capacités pouvant contribuer au développement des pays africains, particulièrement dans le secteur énergétique.
Dr Sani Nicolas Tolno, président du Mouvement international des russophiles de Guinée : « La Russie est une très grande puissance qui dispose de grandes potentialités qu’elle peut offrir aux pays africains pour leur développement. Vous le savez très bien, aucun développement ne peut se faire sans énergie. Aujourd’hui, la Russie est une puissance énergétique, un leader dans ce domaine. Je pense que les pays qui connaissent des difficultés énergétiques doivent travailler avec la Russie, notamment avec de grandes entreprises comme Rosatom, pour explorer les possibilités de mise en place de centrales nucléaires. »

Au-delà de l’énergie, le forum constitue également une occasion de mobiliser les investissements russes en direction de l’Afrique. Pour les participants, il est question de multiplier les partenariats et de permettre aux entreprises des deux parties de saisir les opportunités offertes par cette coopération.
Présent à cette rencontre en qualité de vice-président du Réseau politique panafricaniste international, un autre intervenant met l’accent sur les perspectives offertes par les BRICS, notamment à travers leur mécanisme de financement du développement.
Il rappelle notamment l’intérêt de la Nouvelle Banque de développement, créée par les pays membres des BRICS, dans le financement des infrastructures et des projets économiques africains.
À travers cette rencontre de Moscou, les participants espèrent ainsi donner un nouvel élan aux relations économiques entre la Russie et l’Afrique, avec l’ambition de bâtir des partenariats durables, fondés sur les intérêts réciproques et les potentialités de chaque pays.

