Améliorer durablement la gestion des finances publiques en Guinée. C’est l’ambition du Plan stratégique de réforme des finances publiques, soumis à validation lors d’un atelier réunissant les acteurs concernés.
Élaboré à partir d’un diagnostic de la situation actuelle et de consultations avec les parties prenantes, ce plan vise à apporter des changements structurels dans la gestion budgétaire et financière du pays.
L’objectif est notamment d’améliorer la mobilisation des recettes fiscales, la gestion de la dette, la qualité des dépenses publiques ainsi que les mécanismes de suivi et d’évaluation.
a expliqué Dr Mamadou Barry, secrétaire exécutif de la Cellule technique de suivi des programmes de réforme des finances publiques
« Ce qui est recherché avec un plan stratégique de réforme des finances publiques, c’est de bâtir une transformation systémique. Nous voulons améliorer la notation de la Guinée en matière de gestion des finances publiques. »a expliqué Dr Mamadou Barry, secrétaire exécutif de la Cellule technique de suivi des programmes de réforme des finances publiques

Prévu sur une période de cinq ans, ce plan entend renforcer la planification budgétaire et améliorer l’efficacité de l’action publique. Il prévoit également des outils permettant de mieux suivre l’utilisation des ressources de l’État.
Prenant la parole à l’occasion de cet atelier, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget a souligné l’importance de cette nouvelle étape dans le processus de transformation de la gestion des finances publiques.
« Ce que nous voulons, c’est bâtir un État qui non seulement mobilise mieux ses ressources, mais aussi un État qui dépense mieux. Avec les opportunités que va nous ouvrir le projet Simandou, la mobilisation des ressources va s’accroître. » a affirmé Mariame Ciré Sylla

Le plan s’articule autour de plusieurs axes prioritaires, notamment l’amélioration de la planification budgétaire, la mobilisation des ressources internes, la qualité de la dépense publique et la transformation digitale de l’administration financière.
Sa finalisation bénéficie de la contribution de plusieurs départements ministériels, du secteur privé, du secteur public et des partenaires techniques et financiers, dont l’Union européenne et l’ambassade de France.
À l’issue de cette phase de validation, le document sera accompagné d’un plan d’action et d’un dispositif de suivi-évaluation destinés à mesurer les progrès réalisés.
À travers cette réforme, les autorités guinéennes ambitionnent de renforcer la transparence, l’efficacité et la performance de la gestion des finances publiques, afin de mieux orienter les ressources de l’État vers les priorités de développement du pays.

