En collaboration avec l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) en Guinée, l’Institut itinérant de formation et de prévention intégrée contre la drogue et les autres conduites addictives (IIFPICDA) a lancé, ce lundi 19 octobre, une semaine de rencontres avec les acteurs de la chaîne de prévention et de lutte contre la drogue. L’objectif est de réaliser un diagnostic des capacités nationales en matière de prévention, de formation et de recherche.
Selon le directeur général de l’IIFPICDA, Dr Thierno Bah, cette mission vise à identifier les acquis et les besoins du pays. « Qu’est-ce qui existe chez nous en matière de lutte contre la drogue ? Quelle expertise avons-nous besoin pour notre pays ? », s’interroge-t-il, soulignant la nécessité d’impliquer les acteurs de la prévention ainsi que les forces de défense et de sécurité.

De son côté, Crispin Sangara, chef du bureau de l’ONUDC en Guinée, a salué cette initiative consacrée au diagnostic des dispositifs existants. Il a notamment souligné qu’elle est « financée à 100 % par les autorités guinéennes, la République de Guinée, à travers l’Institut ».
Président de l’ONG Génération sans tabac Guinée, Ibrahima Sory Cissé a réaffirmé l’engagement de son organisation dans la lutte contre la drogue et ses dérivés. Il a également plaidé pour une augmentation des taxes sur le tabac et ses produits dérivés, estimant qu’il s’agit d’une mesure importante dans ce combat.
Pour sa part, Mohamed Kalissa, vice-président de l’ONG EJAM, s’est réjoui de cette initiative et a appelé à la multiplication de ce type de rencontres. « Nous demandons à ce que ces genres de rencontres se multiplient. Peut-être que ça nous amènera à trouver la solution », a-t-il déclaré.
Cette semaine de concertation entend ainsi contribuer à une meilleure connaissance des capacités nationales et au renforcement des stratégies de prévention et de lutte contre la drogue en Guinée.
Refletguinee.com

