Après la rencontre de deux membres du groupe artistique Mifageya, Two Marley et Magika, avec le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, une nouvelle voix se fait entendre. Il s’agit de Shogun Lia, qui affirme être le troisième membre du groupe et déplore son absence des échanges ayant abouti à l’annonce d’une prise en charge sanitaire de ses deux compagnons.

Rencontré par notre rédaction, l’artiste dit se sentir mis à l’écart et oublié dans cette démarche. Pourtant, selon lui, il a joué un rôle important dans l’histoire et le parcours musical de Mifageya, notamment dans la réalisation de l’album Koné Bili et de plusieurs titres qui ont marqué le groupe.
« Mifageya, ce n’est pas deux personnes, mais trois : Two Marley, Magika et Shogun Lia », insiste-t-il.
Installé à Kakimbo, qu’il présente comme la base historique du groupe, Shogun Lia affirme être toujours en contact avec ses compagnons. Il dit notamment entretenir de bonnes relations avec Magika, avec qui il partage régulièrement des moments de convivialité. Il s’étonne donc de ne pas avoir été associé aux récentes démarches.
Tout en se réjouissant de l’attention accordée à ses deux amis, l’artiste estime qu’il mérite, lui aussi, la même considération et les mêmes mesures d’accompagnement.
« Je suis content pour eux, parce qu’il ne faut jamais être contre le bonheur de quelqu’un. Mais en tant qu’élément clé de Mifageya, je ne comprends pas pourquoi on m’écarte de ces activités », déplore-t-il.

Pour appuyer ses déclarations, Shogun Lia évoque plusieurs titres du répertoire du groupe, notamment Koné Bili, Ferbalanso et Rastaman en colère. Il affirme également que plusieurs figures de la scène musicale guinéenne de l’ancienne génération peuvent témoigner de sa contribution à l’histoire de Mifageya.
À travers cette sortie médiatique, Shogun Lia interpelle directement le ministre Moussa Moïse Sylla. Il souhaite que les autorités prennent en compte l’existence de trois membres dans le groupe et que sa situation ne soit pas ignorée dans les mesures annoncées.
« Monsieur le ministre, Mifageya n’est pas composé de deux personnes. Nous sommes trois : Shogun Lia, Two Marley et Magika. Si vous n’étiez pas au courant, je tiens à vous informer », lance-t-il.

Une sortie qui soulève désormais la question de la reconnaissance de tous les membres du groupe et de la prise en compte de leur contribution dans les initiatives d’accompagnement annoncées par le département de la Culture.

