Après une première étape dans la commune de Matam, le consortium de onze organisations de défense des droits des femmes et des filles poursuit ses dialogues communautaires à Matoto. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Nos voix, nos droits », qui vise à donner la parole aux communautés sur les violences, les discriminations et les différentes formes d’exclusion auxquelles elles sont confrontées.
À Matoto, les échanges ont permis aux participants d’exprimer les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien. Femmes, hommes et jeunes ont notamment évoqué les violences et les discriminations liées au handicap, à l’identité ou encore au genre.
Pour Mamadi Camara, secrétaire général de TAECG, ces rencontres constituent avant tout un cadre d’écoute permettant de recueillir les préoccupations des communautés et de réfléchir avec elles aux pistes de solutions.
« Nous avons voulu consacrer du temps à la communauté pour qu’elle nous parle des violences qu’elle subit, de la discrimination et de l’exclusion. Nous avons entendu les cris des femmes et des hommes qui subissent des violences à longueur de journée », explique-t-il.
Au cours des discussions, certains participants ont également proposé la multiplication des dialogues communautaires et des ateliers de sensibilisation afin de permettre aux populations de continuer à s’exprimer et de rechercher ensemble des solutions adaptées à leurs réalités.
Une démarche appréciée par les autorités locales. Le président du conseil du quartier de Matoto Centre, Mohamed Lamine Camara, s’est réjoui de cette initiative, estimant que les thématiques abordées correspondent aux préoccupations actuelles des populations.
« J’ai été satisfait de cette sensibilisation. Les sujets qui ont été débattus sont des préoccupations du moment. Lorsque des ONG de cette envergure viennent dans les quartiers pour véhiculer de tels messages, je pense que cela peut véritablement contribuer à une prise de conscience », souligne-t-il.
À travers le projet « Nos voix, nos droits », le consortium entend ainsi multiplier les espaces de dialogue dans les différentes communes de Conakry. L’objectif est de mieux faire entendre les préoccupations des populations et de favoriser des réponses collectives face aux violences, aux discriminations et à l’exclusion.

