La cérémonie de clôture du Modèle international des Nations unies en Guinée (GUIMUN 2026) s’est tenue hier, au terme de trois jours de travaux consacrés aux débats, aux négociations et aux simulations diplomatiques. Cette édition, axée sur la régulation des nouvelles technologies de l’information et de la communication ainsi que de l’intelligence artificielle, a réuni 244 jeunes délégués autour des enjeux de paix, de sécurité internationale et de coopération.
Durant 72 heures, les participants ont incarné des diplomates, défendu des positions, négocié des résolutions et recherché des compromis sur des questions d’intérêt international. Un exercice qui vise à renforcer leurs capacités en diplomatie, en leadership et en citoyenneté mondiale.

À la clôture des travaux, Mamadou Yero Bhoye Sylla, président de l’Assemblée générale, a rappelé l’importance du dialogue et de la responsabilité dans la construction de la paix. Il est également revenu sur les réflexions menées autour de l’intelligence artificielle et des nouvelles technologies, qui représentent à la fois des opportunités de progrès et des défis pour la sécurité internationale.
« Le véritable enjeu n’est donc pas simplement de développer les technologies nouvelles, mais de veiller à ce qu’elles restent au service de l’humanité et de la sécurité du monde », a-t-il souligné.
De son côté, Zalika Ali, représentante de Plan International Guinée, a salué l’engagement des jeunes et la qualité des échanges. Pour elle, cette initiative constitue une véritable école de leadership, de citoyenneté mondiale et de coopération.
« Je suis sûre que chaque jeune est rentré dans cette salle avec une version 2.0 et qu’il va en ressortir, après ces trois jours, avec peut-être une version 3.0 ou 4.0 », a-t-elle déclaré, avant d’insister sur la nécessité d’associer davantage les jeunes aux décisions qui façonnent leur avenir, notamment dans le domaine du numérique et de l’intelligence artificielle.
La coordinatrice de GUIMUN 2026, Hadja Kadiatou Diallo, a également dressé le bilan des activités menées au cours de l’année. Selon elle, les travaux de cette grande assemblée ont été précédés de plusieurs mois de préparation et de formation.
« Au cours de cette année, nous avons impacté 500 jeunes en termes de formation et de simulation. Nous sommes fiers de pouvoir réussir encore une fois à avoir autant d’impact sur les jeunes de notre génération », a-t-elle indiqué.
Elle a notamment précisé que 250 jeunes avaient participé, en mai, à une simulation des sous-commissions des Nations unies organisée à l’ISIC de Kountia, avant les travaux de la grande assemblée qui ont mobilisé 244 délégués.
Présent à la cérémonie, le chef de cabinet du ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Thierno Hamidou Bah, a invité les participants à mettre en pratique les connaissances acquises durant ces travaux. Il les a encouragés à cultiver la patience, la rigueur, la persévérance et le respect, des qualités essentielles dans l’exercice des responsabilités.
« La vie n’est pas une simulation, on ne simule pas la vie. Nous devons être des diplomates rigoureux, mais respectueux. La compétence, parfois, à elle seule ne suffira jamais. Il faut rester patient », a-t-il conseillé.
À travers cette édition, GUIMUN réaffirme ainsi son ambition de former une jeunesse mieux outillée pour comprendre les enjeux internationaux et participer activement à la recherche de solutions aux défis auxquels le monde est confronté.

