Alors que la décision des autorités guinéennes de suspendre les activités d’exploitation anarchique de l’or à Siguiri suscite des réactions, notamment après le retour de plusieurs ressortissants burkinabè dans leur pays, le débat prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux. Face aux nombreuses interrogations, l’honorable Abdoulaye Kourouma, président de l’Alliance patriotique, est sorti de son silence. Dans un entretien accordé ce jeudi, il a tenu à clarifier la position des autorités et à rappeler l’attachement de la Guinée aux valeurs panafricaines.
Pour le président de l’Alliance patriotique, la mesure prise par les autorités guinéennes ne doit en aucun cas être interprétée comme une décision dirigée contre une nationalité ou une communauté étrangère. Il rappelle que la Guinée demeure une terre d’accueil pour tous les Africains.
« Je veux dire d’abord à la communauté africaine, au peuple d’Afrique, que tous les Africains sont les bienvenus chez nous en Guinée. Si on a eu un président aussi panafricaniste, un pays aussi hospitalier, je ne vois pas si quelqu’un dépasse le général Mamadi Doumbouya. » a déclaré le député
L’ancien député évoque notamment la solidarité manifestée par la Guinée envers le Mali, le Burkina Faso et le Niger, au moment où ces trois pays étaient confrontés à des sanctions régionales et internationales. Une posture qu’il présente comme une illustration de l’engagement panafricaniste des autorités guinéennes.

Honorable Abdoulaye Kourouma affirme également avoir échangé avec le ministre burkinabè des Affaires étrangères au sujet de cette situation. Selon lui, son interlocuteur aurait compris les motivations de la décision guinéenne après les explications fournies.
« J’ai échangé avec le ministre des Affaires étrangères burkinabè. Il m’a dit qu’il comprend la décision, parce que je l’ai expliquée. Je lui ai dit que ce n’est pas une décision qui vise une communauté ou une nationalité », a-t-il rapporté.
Pour l’honorable Abdoulaye Kourouma, la solidarité africaine reste une valeur fondamentale de la Guinée. Il s’appuie notamment sur les références à l’Afrique dans l’hymne national pour illustrer cette identité panafricaine.
Alors que les discussions se poursuivent autour de la situation des ressortissants burkinabè ayant quitté les zones d’exploitation aurifère de Siguiri, cette sortie politique vise à dissiper les amalgames et à distinguer la lutte contre l’exploitation anarchique de l’or de toute forme de rejet des communautés étrangères.

