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Home»OPINION»Pour une gouvernance migratoire fondée sur la réciprocité, la dignité humaine et la responsabilité partagée (Bantanko)
OPINION

Pour une gouvernance migratoire fondée sur la réciprocité, la dignité humaine et la responsabilité partagée (Bantanko)

RefletguineeRefletguinee6 février 2026
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La gestion des mobilités internationales demeure l’un des enjeux les plus complexes de la coopération contemporaine entre États. Elle mobilise à la fois des considérations de souveraineté nationale, de sécurité juridique, de droits humains et de solidarité internationale. Dans ce contexte, les échanges récents entre la République de Guinée et l’Union européenne relatifs aux conditions de délivrance de visas et aux procédures de retour des ressortissants en situation irrégulière invitent à une analyse fondée sur les principes du droit international et les bonnes pratiques multilatérales.

Les autorités guinéennes ont, par la voix de Dr Morissanda Kouyaté Ministre des Affaires Étrangères de l’Intégration Africaine et des Guinéens établis à l’Etranger, rappelé, à cette occasion, l’importance du principe de réciprocité dans les relations entre partenaires internationaux. Ce principe, largement reconnu par la pratique diplomatique et inhérent à l’équilibre des engagements entre États souverains, constitue un mécanisme de régulation visant à préserver la confiance mutuelle et la prévisibilité des relations bilatérales et multilatérales. Son invocation ne saurait être interprétée comme une remise en cause de la coopération, mais comme un rappel des fondements normatifs qui encadrent les interactions internationales.

Par ailleurs, les débats relatifs aux politiques de visas gagnent à être replacés dans leur contexte structurel. Les dynamiques migratoires contemporaines démontrent que la mobilité internationale concerne une proportion limitée des populations des pays d’origine, et que les politiques restrictives produisent rarement les effets escomptés lorsqu’elles sont conçues comme des instruments de pression. Une approche fondée sur des données empiriques et des analyses socio-économiques permet de dépasser les perceptions simplificatrices et de promouvoir des réponses plus adaptées aux réalités du terrain.

La question des retours des personnes en situation irrégulière constitue un autre volet central de la gouvernance migratoire. À cet égard, l’accent mis par la Guinée sur le respect de la dignité humaine s’inscrit pleinement dans les engagements internationaux existants. Les normes relatives aux droits fondamentaux, telles que consacrées par les instruments universels et régionaux des droits de l’homme, imposent que toute procédure de retour soit conduite dans le respect des garanties procédurales, de l’identification fiable des personnes concernées et de l’interdiction des traitements inhumains ou dégradants.

Les appels à éviter les pratiques susceptibles de porter atteinte à la dignité des personnes, notamment les expulsions exécutées dans des conditions dégradantes ou les méthodes d’identification insuffisamment encadrées, relèvent d’une exigence de conformité aux standards internationaux. Ils traduisent également la nécessité de préserver l’acceptabilité sociale et politique des mécanismes de coopération migratoire, tant dans les pays d’accueil que dans les pays d’origine.

Dans cette perspective, la coopération migratoire ne peut être réduite à une logique strictement administrative ou sécuritaire. Elle requiert une approche globale, fondée sur la responsabilité partagée, le dialogue continu et la recherche de solutions pragmatiques, compatibles avec les cadres juridiques internationaux et les impératifs de développement durable. Les partenariats efficaces sont ceux qui reconnaissent la légitimité des préoccupations de chaque partie et qui s’inscrivent dans une vision à long terme des relations internationales.

En définitive, la position exprimée par la République de Guinée contribue à rappeler que la gouvernance des migrations constitue un enjeu collectif, qui ne saurait être traité par des mesures unilatérales ou conditionnelles. Elle souligne l’importance d’un multilatéralisme opérationnel, fondé sur le respect des principes de souveraineté, de réciprocité et de dignité humaine. À ce titre, elle s’inscrit pleinement dans les objectifs poursuivis par la communauté internationale en matière de gestion humaine, ordonnée et coopérative des mobilités internationales.

Mamadou Saïdou Diallo
Expert en Diplomatie et Relations Internationales.
Expert en Gestion de Projet et Étude d’impact environnemental et social.

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Journaliste, Directeur de Publication de refletguinee.com

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