C’est désormais officiel : le chef de l’État guinéen, le général Mamadi Doumbouya, est candidat à la prochaine élection présidentielle. Il a déposé ce samedi son dossier de candidature au greffe de la Cour suprême, à Conakry, dans une atmosphère à la fois solennelle et hautement sécurisée.
Arrivée sous haute escorte
C’est aux environs de 16 heures que le cortège présidentiel a fait son entrée dans l’enceinte de la Cour suprême. Le chef de l’État est arrivé sous une forte escorte, composé de véhicules de sécurité et de motards ouvrant la voie. Vêtu tout de blanc, un grand boubou et lunettes fumées, Mamadi Doumbouya est descendu de son véhicule sous les acclamations d’une foule massée depuis plusieurs heures aux abords.
À l’intérieur de la Cour, le président est resté une vingtaine de minutes. Selon les informations recueillies sur place, il s’agissait d’accomplir les formalités administratives liées au dépôt de son dossier de candidature auprès du greffe de l’institution.
Une sortie triomphale et symbolique
Peu après, le général Doumbouya est ressorti, toujours encadré par son dispositif de sécurité. Il a pris quelques instants pour saluer ses partisans, venus nombreux brandir pancartes et drapeaux, scandant son nom et des slogans de soutien.
Le chef de l’État a ensuite pris la direction de la ville où se trouve le palais Mohammed V.
Un tournant politique majeur
Ce dépôt de candidature marque un moment charnière dans la transition guinéenne.
En effet, le général Doumbouya avait, au lendemain de la prise du pouvoir par le CNRD en septembre 2021, promis qu’aucun membre du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), ni du Conseil national de la transition (CNT), ni du Gouvernement de transition ne serait candidat aux futures élections.
En se portant candidat, le chef de l’État renonce donc à cet engagement, ouvrant une nouvelle phase du processus électoral.
Ce geste, à la fois attendu et controversé, intervient alors que le dépôt des candidatures pour la présidentielle du 28 décembre 2025 s’achève ce lundi, apprend-t-on.
Bhoye Bah









