Plus de 6 700 000 électeurs guinéens ont été appelés aux urnes ce dimanche 28 décembre pour le premier tour de l’élection présidentielle, un scrutin majeur destiné à élire le président de la République pour un mandat de sept ans. Les citoyens doivent départager le président de la transition, également candidat, et huit autres prétendants à la magistrature suprême, parmi lesquels figurent notamment Abdoulaye Yero Baldé, ancien ministre de l’Enseignement supérieur et candidat du Frondeg, ainsi que Faya Millimono du Bloc libéral (BL).
Les bureaux de vote ont ouvert majoritairement à 7 heures du matin à travers le pays. Toutefois, de légers retards ont été constatés dans certains centres, sans impact majeur sur le déroulement global du scrutin. Dans le Grand Conakry, la capitale, le vote s’est déroulé dans le calme et sans incidents notables, même si l’affluence est restée relativement faible dans plusieurs quartiers.
Malgré cette atmosphère paisible, certains candidats ont dénoncé des irrégularités. Le Bloc libéral et le Frondeg ont notamment déploré des dysfonctionnements dans quelques bureaux de vote, où leurs représentants n’auraient pas été acceptés, contrairement aux dispositions prévues par la loi électorale.
De son côté, la directrice générale des élections, Mme Djenab, s’est voulue rassurante en début de soirée. Elle a indiqué que le processus électoral se déroulait normalement, avec un taux de participation jugé satisfaisant. « Partout où nous sommes passés, les électeurs ont voté à plus de 60 % par endroit, et autour de 50 % dans d’autres. Les délégués des candidats sont présents dans les bureaux de vote et cohabitent sans difficultés », a-t-elle déclaré.
Les regards sont désormais tournés vers la centralisation des résultats, dans l’attente de l’issue de ce scrutin déterminant pour l’avenir politique de la Guinée.

