Sur le chantier de la route Kankan–Kissidougou, l’heure est à l’évaluation. À la suite des préoccupations soulevées par des députés lors d’une récente séance plénière à l’Assemblée nationale, le ministère des Infrastructures entend faire le point sur l’évolution des travaux de cette importante infrastructure routière.
Sur instruction du ministre Facinet Sylla, une mission conduite par le directeur national des Routes nationales, Mory Ouba Sanoh, a parcouru les différents lots du chantier afin de constater les réalisations, d’identifier les difficultés et d’encourager les entreprises à respecter leurs engagements.

Première étape de cette visite : le lot confié à Guiter S.A, qui s’étend sur 80 kilomètres. Selon le représentant de l’entreprise, les travaux de dégagement et de terrassement ont déjà permis de rendre la route carrossable. L’installation de la base-vie et du laboratoire est également en cours de finalisation.

Après les contraintes liées à la saison des pluies, l’entreprise annonce une reprise plus soutenue des activités.
« À date, nous avons fait le terrassement. La route est carrossable. Nous avons fait le dégagement sur les 80 kilomètres. Nous sommes actuellement dans la finalisation de l’installation de la base-vie, du laboratoire et autres. Avec la fin de la saison pluvieuse, nous allons maintenant reprendre les activités vraiment à 100 %. » a expliqué le conseiller du PDG de Guiter
La mission s’est ensuite rendue sur le lot attribué à BEGEC, qui couvre un linéaire de 50 kilomètres, entre le PK 80 du lot 1 et le PK 130 du lot 3, selon les indications fournies sur le chantier.
L’entreprise affirme avoir installé sa base-vie et engagé les opérations topographiques, l’implantation de l’axe routier ainsi que les travaux de nettoyage, de dégagement et de terrassement. Elle promet de respecter le délai contractuel de 36 mois, tout en mettant l’accent sur la qualité de l’ouvrage.
« Les travaux ont débuté. Nous sommes en train de faire la vérification sur la polygonale et, en même temps, d’implanter l’axe de la route. Les travaux de nettoyage et d’assainissement des emprises sont très avancés, et les travaux de terrassement ont démarré. Nous sommes engagés à offrir de la qualité et à respecter nos engagements. » s’exprimé Elhadj Ibrahima Pépé Traoré, DGA de BEGEC
Dernière étape de cette tournée : le lot confié à Guicopress. Ici, l’entreprise évoque les difficultés rencontrées pendant la saison des pluies, qui ont entraîné l’arrêt des travaux de terrassement à la fin du mois d’août.
En attendant la validation du dossier d’exécution par la mission de contrôle, l’entreprise indique avoir engagé des opérations de maintenance afin d’améliorer la circulation sur le réseau et prévoit de relancer les travaux de terrassement.
« Nous avons arrêté les travaux de terrassement à la fin du mois d’août à cause des pluies. Nous comptons redémarrer dans deux semaines, avec d’abord la maintenance de la praticabilité, parce que l’ensemble du réseau n’est pas praticable. Nous allons ensuite relancer les travaux de terrassement, en attendant la validation du dossier d’exécution. » a expliqué un responsable de Guicopress
Au terme de cette visite, les chiffres communiqués par le chef de la mission de contrôle révèlent des niveaux d’avancement encore modestes.
Le lot 1, long de 80 kilomètres, affiche un taux d’exécution d’environ 16 %. Le lot 2, qui couvre 50 kilomètres, présente également un taux de 16 %. Quant au lot 3, long de 55 kilomètres, son niveau d’avancement est estimé à 24 %.
Des recommandations ont ainsi été formulées à l’endroit des entreprises, notamment pour accélérer les travaux et rattraper les retards accusés
« Pour le lot 1, qui fait 80 kilomètres, l’avancement tourne autour de 16 %. Pour le lot 2 également, qui fait 50 kilomètres, l’avancement tourne autour de 16 %. Et pour le lot 3, qui fait 55 kilomètres, l’avancement des travaux à ce jour est de 24 %. » a expliqué le chef de mission de contrôle
Démarrés le 9 décembre 2025, les travaux de la route Kankan–Kissidougou entrent dans leur onzième mois d’exécution. Si les contraintes liées aux pluies ont ralenti certaines opérations, la mission de contrôle estime que les retards enregistrés restent rattrapables.
L’enjeu est désormais d’accélérer le rythme des travaux, de renforcer le suivi du chantier et de garantir une infrastructure de qualité, dans le respect des délais contractuels.

