Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory 2 Tounkara, a confirmé la révocation d’Algassimou Diallo du corps de la magistrature. La décision a été prise par le Conseil de discipline du Conseil supérieur de la magistrature, après la suspension du magistrat par le Garde des Sceaux.
Intervenant sur cette affaire, le ministre a expliqué que sa première décision reposait sur des informations faisant état de comportements qu’il juge incompatibles avec les obligations professionnelles d’un magistrat.
« J’ai été informé de certains faits de Monsieur Algassimou », a déclaré Ibrahima Sory 2 Tounkara, rappelant que le statut des magistrats lui permet de prendre une mesure de suspension lorsqu’il estime que des faits peuvent donner lieu à une procédure disciplinaire.
Le Garde des Sceaux insiste sur le caractère général de cette prérogative. Selon lui, la mesure n’était pas dirigée personnellement contre Algassimou Diallo, mais répondait à la nécessité de préserver les exigences liées à la fonction judiciaire.
« Ce n’est pas parce que c’est Monsieur Algassimou, c’est n’importe quel magistrat », a-t-il notamment souligné.
Le ministre précise que la suspension décidée initialement était une mesure conservatoire et ne constituait pas la sanction définitive. Le dossier devait ensuite être soumis au Conseil supérieur de la magistrature, compétent en matière disciplinaire.
Cette instance a finalement tranché en prononçant la révocation d’Algassimou Diallo. Pour le ministre de la Justice, cette décision met désormais fin à son appartenance au corps judiciaire.
« Monsieur Algassimou Diallo vient d’être révoqué par le Conseil de discipline du Conseil supérieur de la magistrature. Ça veut dire qu’à partir de l’instant, il n’est plus magistrat », a confirmé Ibrahima Sory 2 Tounkara.
La décision marque ainsi l’aboutissement de la procédure disciplinaire engagée contre l’ancien magistrat, sur la base des dispositions du statut de la magistrature en Guinée.

