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Home»ACTUALITES»Journée internationale de la photographie : entre passion, expérience et difficultés, des photographes guinéens racontent leur métier
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Journée internationale de la photographie : entre passion, expérience et difficultés, des photographes guinéens racontent leur métier

RefletguineeRefletguinee20 août 2026
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À l’occasion de la Journée internationale de la photographie, célébrée chaque 19 août, nous sommes allés à la rencontre des photographes à Conakry pour comprendre ce que représente cette journée pour eux, mais aussi découvrir leur parcours et les difficultés auxquelles ils sont confrontés dans l’exercice de leur métier.

À la T8, dans la commune de Sonfonia, nous rencontrons Mamadou Yero Bah, un jeune photographe âgé d’une vingtaine d’années. Appareil en main, il exerce ce métier avec passion depuis quelques années. Pour lui, cette journée constitue un moment particulier pour tous ceux qui ont choisi de faire de la photographie leur profession.

« Comme pour tout autre photographe, la journée du 19 août représente beaucoup pour nous. Ça nous rappelle nos débuts, notre évolution. Depuis que je suis rentré dans la photographie, ça m’a permis d’être quelqu’un de différent. C’est un métier noble que j’exerce avec passion », explique-t-il.

32 ans derrière l’objectif

Direction ensuite Sangoyah, dans la commune de Matoto. Ici, nous rencontrons Moussa Koné, un photographe qui évolue dans le métier depuis 32 ans. Plus de trois décennies passées derrière l’objectif, au cours desquelles la photographie est devenue bien plus qu’une simple activité professionnelle.

Pour cet homme, la réussite passe avant tout par la passion et la persévérance.

« Je fais la photographie depuis 32 ans. Dans la vie, il faut faire ce qu’on aime. Il n’y a pas de sous-métiers. Quand tu fais ce que tu aimes, forcément tu vas exceller. Je me suis marié dans ça, j’ai 7 enfants et aujourd’hui je suis fier », témoigne-t-il.
Son parcours illustre la possibilité de faire de la photographie un véritable métier et d’en vivre sur plusieurs décennies.

Des difficultés qui persistent

Mais derrière les clichés, les cérémonies et les souvenirs immortalisés, le quotidien des photographes n’est pas toujours facile. Le jeune Mamadou Yero Bah évoque plusieurs difficultés auxquelles les professionnels du secteur sont régulièrement confrontés.
La première concerne les relations avec certains clients. Selon lui, beaucoup ont tendance à négocier les tarifs sans mesurer le travail réalisé avant, pendant et après une prestation.

« En tant que photographe, nous rencontrons beaucoup de difficultés. Premièrement, il y a la difficulté au niveau des clients. Quand tu leur donnes ton prix, ils discutent sans connaître le travail énorme qu’il y a derrière ».

À cela s’ajoute le coût élevé du matériel. Boîtiers, objectifs et autres accessoires indispensables à la pratique professionnelle de la photographie restent difficilement accessibles pour de nombreux jeunes photographes.

Sur le terrain également, les conditions de travail peuvent être compliquées. Lors des mariages et autres événements, le manque d’organisation peut parfois empêcher les photographes de travailler correctement.

La retouche constitue une autre difficulté, notamment dans un contexte marqué par les problèmes d’électricité. Les photographes doivent souvent livrer rapidement les images après un événement, alors que la retouche nécessite du temps et de l’énergie.

« Actuellement, il y a un énorme manque d’électricité. Quand tu pars couvrir un événement, les organisateurs te mettent une pression énorme pour les photos, sans tenir compte du manque de courant. Finalement, tu es obligé de passer toute la nuit à retoucher les photos pour qu’ils les reçoivent à temps », explique Mamadou Yero Bah.

Entre passion, expérience et difficultés quotidiennes, ces deux photographes incarnent deux générations d’un même métier. Si l’un a plus de trois décennies d’expérience et l’autre débute encore son parcours, tous deux partagent une même conviction : la photographie est un métier qui mérite d’être valorisé.

En cette Journée internationale de la photographie, leurs témoignages rappellent surtout qu’au-delà d’un simple cliché, chaque image est le fruit d’un savoir-faire, d’un investissement matériel et de nombreuses heures de travail.

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Journaliste, Directeur de Publication de refletguinee.com

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